meme pas peur

meme pas peur
REC

Cela fait quelques temps déjà que le cinéma fantastique espagnol semble avoir son heure de gloire, face au cinéma fantastique US qui se révèle très faible.
Les réalisateurs Paco Plaza et Jaume Balaguero débarquent avec un film d'horreur qui vous prend aux tripes, en surfant sur la vague à la mode des films à caméra amateur, déjà entamée il y a quelques temps par Cloverfield. Le tout avec des acteurs encore inconnus pour accentuer le coté documentaire tout naturellement.
REC est un énorme succès en Espagne, tout comme l'a été L'Orphelinat y a pas si longtemps, et les américains ont déjà terminé le remake. Consternant.

REC a été annoncé en grandes pompes comme le renouveau du film d'angoisse, avec un public hors contrôle qui va hurler pendant 2h etc... Et c'est pas si faux.
Pour ma part, la peur n'a pas beaucoup pris, même si je ne vais pas nier avoir sursauter quelques fois, mais c'est surtout le suspens et une angoisse constante qui font de ce film une vraie réussite. L'ambiance est géniale. Tout se déroule dans un milieu confiné (un immeuble) et les claustro se sentiront mal. Plus sa avance, plus la situation devient catastrophique et on ne peut que stresser pour les personnages qui ne cachent pas leur frayeur.
On y retrouve le thème du zombie, quoi qu'on ne sait pas vraiment ce que c'est et le débat reste ouvert. Mais ce film continue dans ce genre du "film de zombies" où les monstres en question ont su évoluer en fonction des messages culturels ou politiques de l'actualité. Un genre en constante évolution.

Difficile de parler du film sans rien dévoiler. Donc je me contente de dire que c'est une vraie réussite. Sans être la révolution de terreur annoncée, c'est bien joué, c'est flippant, c'est angoissant, ça vous cloue à votre fauteuil, c'est original, bref c'est génial.

# Posted on Sunday, 27 April 2008 at 1:42 PM

dissert

dissert
Qu'ça à foutre.

Alors que le cinéma commercial américain traverse une des plus mauvaises phases de son histoire, il faut constater que le cinéma américain dit indépendant ou plus ou moins intellectuel, semble retrouver une nouvelle énergie avec de nombreux chefs d'oeuvres sortis entre fin 2007 et début 2008.
La surenchère est mise de coté et le cinéma semble retourner vers un coté plus classique, tandis que l'on retrouve certains genres que l'on pensait oubliés.
Mais qu'en est-il de ce cinéma à grand spectacle ? Qu'en est-il de ce cinéma qui vous en met plein les yeux et plein les oreilles devant un immense écran ?

Il est en effet très rare d'aller voir un film, dit vulgairement "commercial", et d'en sortir sur un petit nuage en disant qu'on a assisté à un chef d'oeuvre. Y en a-t-il eu vraiment depuis Le Retour du Roi ?
Sans remonter si loin, qu'avons-nous eu depuis ? Nous avons eu une bonne dose, même pas terminée, d'Harry Potter, de qualité variables, mais qui a fini par amener une grave lassitude. Nous avons eu une bonne dose de films surfant sur ce même genre fantaisiste avec des ratages, qui auraient du mener sur des liscences juteuses, comme Les Royaumes du Nord, Eragon, Monde de Narnia et j'en passe.
Nous avons eu aussi une cure de films de super-héros, composée de 95% de navets. Les studios ont complètement ridiculisé des sagas cultes et des personnages emblématiques comme Les 4 Fantastiques, le Surfer d'Argent, Ghost Rider, Superman et on se rappelle encore des Daredevil, Elecktra ou encore Catwoman.
Mais le plus frustrant est de constater que mêmes les rares réussites n'ont pas su être exploitées convenablement.
X-Men 3 et Spider-Man 3 sont venus gâcher des trilogie pourtant très bien parties. Un véritable gâchis. Et on attend avec beaucoup de méfiance le prochain Incredible Hulk, censé rattraper le ratage du premier Hulk d'Ang Lee, autre preuve de leur incompétence car ce 1er Hulk était pourtant rempli de qualités et de scènes remarquables.
On attend aussi le prochain Hellboy, une suite qui a l'air bien plus ambitieuse que le premier qui m'avait lui aussi déçu. Sans oublier Iron Man qui, pour l'instant, me fait plus penser à une parodie genre 4F, qu'à un nouveau fleuron du genre.

Mieux vaut passer sous silence les trop nombreuses adaptations de jeux vidéo au cinéma. Uwe Boll reste dans son coin certes, mais il semblerait que les Hitman, Doom, Silent Hill, Alien vs Predator ou autre trilogie Resident Evil aient ramené bien du monde dans les salles quand on voit les quantités de projets... God of War, Gears of War, Metal Gear, Onimusha etc... Même si j'avoue porter de l'intérêt sur le projet Prince of Persia.
Bref le potentiel est toujours là, mais n'est jamais exploité comme il faut.

Nous avons aussi assister avec joie et nostalgie à un come-back de toutes les icônes des années 80, autre preuve aussi du manque d'originalité du cinéma d'aujourd'hui. Mais parfois la nostalgie a du mal à passer l'éponge sur les défauts du film. Pour ma part le dernier Die Hard ne m'a pas convaincu avec cette surenchère visuelle numérique. Et les nouveaux (et derniers ?) épisodes de Rocky et Rambo jouissent d'une qualité d'apparence grâce à la comparaison faîte avec les épisodes précédents déjà bien merdiques. Stallone a réussi son pari, mais on ne peut nier que son Rocky 6 et Rambo 4 ont du mal à s'imposer comme de nouveaux classiques du genre. De la même manière que Terminator 3 souffrait d'un manque d'intérêt et d'originalité malgré quelques bonnes scènes.

On peut tout de même noter quelques réussites. Les préquelles étant à la mode, le renouveau de Batman avec Batman Begins a marqué les esprits avec cet esprit sombre, même s'il ne dégage pas la magie propre aux épisodes Burtonniens. Et on se languit donc le prochain The Dark Knight qui devrait réserver son lot de bonnes surprises. De plus, la mort du comédien Heath Ledger, interprète du Joker, devrait aider à faire passer la comparaison avec son modèle et prédécesseur Jack Nicholson...
Ce coté sombre et réaliste a d'ailleurs grandement inspiré le renouveau de la saga James Bond, qui avec son changement d'ambiance radical et d'acteur principal, retrouve un nouveau souffle en se débarrassant des lourdeurs ridicules des opus précédents. Casino Royale n'a rien d'un film culte mais reste une réussite en soi et l'on attend donc le prochain épisode en espérant que la série ne s'essouffle pas. Pour l'instant la nouvelle référence en matière de films d'action reste la trilogie Jason Bourne avec une nouvelle forme de mise en scène, quoi que d'une qualité discutable. Et on parle encore d'un 4eme opus.

Mais le plus gros come-back de l'histoire reste celui à venir du professeur Indiana Jones, avec ce 4eme volet qui sort le mois prochain. A la différence qu'Indiana Jones n'est pas Rambo, ni John McClane et qu'un échec serait impardonnable. L'effet "Menace Fantôme" reste la principale menace, mais pour l'instant tout est là pour nous assurer une grande réussite aussi bien dans le fond (esthétique) que dans la forme (scénario et acteurs). Spielberg oblige.

On parle aussi d'un probable Mad Max 4, mais qui se ferait sans Mel Gibson (dîtes moi l'intérêt), ou d'un 3eme volet sur Snake Plissken, mais sans Kurt Russel (redîtes moi l'intérêt) et l'on oubliera assez vite ces quelques rumeurs ridicules sur un 4eme Retour vers le Futur, une suite à Forrest Gump ou encore un 4eme Parrain, après tout ils ont bien fait un prélude à L'Impasse !

Franchement il serait temps que les studios se réveillent et fassent plus dans l'artistique et moins dans le commercial, surtout qu'en ce moment on trouve une certaine tendance à vouloir bien faire et de nombreux chefs d'oeuvre ont fait leur apparition dans des genres variés ces derniers temps.

Le souci vient du fait que ce sont les navets, rentables, qui permettent de financer les grands et bons films.
Je trouve ça un peu hypocrite car un film commercial peut aussi être d'une grande qualité et être très rentable.
Le vrai problème aujourd'hui c'est que ce sont les effets numériques qui commencent à se démocratiser. Le public est de moins en moins surpris par une prouesse numérique et c'est donc une course au "jamais vu" qui se fait sous nos yeux. D'où des films d'une niaiserie lamentable comme Transformers, 10 000 BC, Jumper, et je suis prêt à parier que le prochain Speed Racer n'échappera pas à la règle.
Lorsque les effets spéciaux sont mis en avant, plus que les acteurs eux mêmes, on obtient jamais de réussite. Rappelez-vous la prélogie Star Wars tout simplement, sans lancer d'interminables débats de fans.
Je ne dis pas que les effets spéciaux sont inutiles, loin de là. Les réussites qu'ont été les trilogies du Seigneur des Anneaux, ou encore Pirates des Caraïbes doivent une bonne partie de leur succès à leurs effets spéciaux innovants voire même révolutionnaires.
Parfois, le tout numérique devient un prétexte d'ambiance, comme par exemple les adaptations de Frank Miller, Sin City puis 300, et on attend la première réalisation de Miller, l'adaptation du comics The Spirit, qui semble marcher sur les traces de Sin City.
D'un point de vue personnel, il me semble que ce procédé a marché pour Sin City, car c'est un film de la lignée Tarantinesque, c'est un film d'acteurs. Les acteurs surjouent et s'amusent et ça se voit. Mais, pour 300, malgré l'effet très séduisant devant un écran de cinéma, il faut avouer que ce n'est qu'un clip. Les acteurs comptent peu, ils ne font que crier afin d'essayer de donner du caractère à leur personnage. Mais tout, la musique, la mise en scène ou les nombreux ralentis rappellent un genre de clip. C'est tout sauf du cinéma. Il n' y a aucun décor et c'est creux. Mais cela arrive à trouver un certain sens dans sa fonction d'adaptation fidèle au roman graphique, et même si l'on cherche plus loin, à savoir que ce n'est qu'imagination d'une histoire contée, d'où un coté fantastique sur une histoire historique. En somme, 300 était une réussite mais à relativiser et n'est en aucun cas un nouveau modèle. J'espère que l'adaptation de l'énorme Watchmen du même réalisateur ne souffrira pas de ces défauts relatifs.

Mais oui, l'image de synthèse à outrance me fait peur. Et je ne comprend pas cet engouement qu'ont certains grands réalisateurs sur ce sujet. Robert Zemeckis a prouvé avec son Pôle Express et son Boewulf que ce procédé n'apportait vraiment rien. On me dira ce qu'on voudra, c'est moche et ça restera moche. Et si un jour on arrive à atteindre la perfection, et bien ce sera la mort de l'acteur. Ce n'est pas une révolution technique, c'est un danger artistique. C'est un procédé qui permet de faire passer la caméra dans les moindres recoins d'une salle virtuelle, des mouvements de caméra impossibles à faire dans la réalité et ce n'est donc pas du cinéma en soi. Juste un sentiment de simplicité.
Quand on sait que Spielberg et Peter Jackson vont réaliser ensemble l'adaptation de Tintin, ce qui est en soi une bonne nouvelle, on en vient à se demander pourquoi il veulent utiliser ce même procédé, pour un film, une trilogie, qui ne contiendra aucune grosse scène d'action qui nécessiterait un tel procédé. C'est uniquement un procédé marketing.
On aura aussi l'occasion de voir cela dans le très attendu Avatar, le retour du génie James Cameron. Ce film qui s'annonce révolutionnaire donnera peut être tout son sens à ce procédé, on sait jamais, je ne suis pas à l'abris d'une surprise. Mais quand il a annoncé récemment qu'il allait faire un autre film de ce genre mais qui ne serait qu'un simple film romantique ou un truc du genre, il y a de quoi paniquer.

Il faut que le cinéma grand public se remette en question. La surenchère ne mène à rien et les réalisateurs doivent retourner vers un cinéma plus traditionnel. D'ailleurs, de nombreux films de qualité doivent leur réussite au fait d'en montrer le moins possible. Moins on en voit, mieux c'est pour l'imagination.
Par exemple, la Guerre des Mondes de Spielberg fonctionne sur un traitement opposé à celui d'Independance Day (que j'affectionne beaucoup, si si) en adoptant un point de vue subjectif.
L'excellent Les Fils de l'Homme, marche sur le même style, de même que le sympathique Je suis une Légende.
Blair Witch avait lancé un style bien à lui (certes déjà utilisé avant dans des films comme Cannibal Holocaust) et c'est un style qui aujourd'hui, à l'heure de la démocratisation de la vidéo amateur et de youtube, trouve tout son sens. Le très bon Cloverfield (un des rares films à fric réussis ces derniers mois) et REC, en attendant le nouveau Romero surfent sur cette vague là. Je n'inclus pas dans cette mouvance le dernier Brian de Palma, Redacted, car issu d'un tout autre domaine, bien que jouant sur les mêmes principes.


A suivre si un jour jme sens de continuer.
A mes millions de fans, ne désespérez pas.

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# Posted on Thursday, 24 April 2008 at 5:56 PM

Edited on Thursday, 24 April 2008 at 6:23 PM

cocoluche

Le seul, l'unique, le best.

Toujours aussi bon et malheureusement plus que toujours d'actualité.
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# Posted on Saturday, 19 April 2008 at 2:47 PM

Edited on Saturday, 19 April 2008 at 4:08 PM

un passé...

un passé...
Parlons maintenant d'un fait historique monstrueux, preuve de la folie des colons européens : la destruction des civilisations incas et aztèques en Amérique du Sud et Centrale par les conquistadors espagnols. Tout d'abord, petite présentation de ces magnifiques civilisations :

Les Incas :

L'Empire Inca, ayant comme capitale Cuzco au Pérou, étant une société multiculturelle où des populations très différentes cohabitaient sans problèmes dans une organisation politique où l'intolérance était un concept quasi inconnu et où près de 700 langues étaient parlées, cependant la langue officielle était le Quechua. La société Inca vénérait le soleil et était extrèmement bien organisée. Cet immense Empire s'étendait de l'actuelle Colombie jusqu'à l'Argentine et au Chili, par delà l'Équateur, le Pérou, la Bolivie, longeant l'océan Pacifique et la Cordillère des Andes. Cela représentait un territoire long de 4 000 km et couvrant une superficie de plus de 3 millions de km². Pour pouvoir cultiver le maïs en pleine jungle loin des cours d'eau, les Incas avaient mis au point un système de canalisations très complexe pour recueillir l'eau de pluie qui ferait passer les systèmes d'irrigation chinois et musulmans (considérés avant la découverte de la civilisation Inca comme les meilleurs au monde à l'époque) pour des systèmes préhistoriques et primitifs ! Les Incas vivaient dans d'immenses cités de pierre, élaborant des pyramides incroyables et faisant preuve d'un génie architecturale rivalisant avec celui des Egyptiens de l'Antiquité, alors que, étonnament, ils ne connaissaient pas la roue. De superbes sites témoignent encore du génie Inca, comme Nazca ou la cité du Macchu Picchu (voir photo).

Les Aztèques :

L'Empire Aztèque étant le plus grand Empire qui ai existé en Amérique. Cet Empire, basé à Tenochtitlan (aujourd'hui devenu Mexico), disposait d'une très grande force commerciale (n'oublions pas que le maïs, le chocolat, les haricots, les pommes de terre, les tomates et autres sont originaires d'Amérique Latine et Centrale, et constituaient la base du commerce Aztèque) ainsi que d'une immense armée de plusieurs dizaines de milliers d'hommes. Leur société était redoutablement bien organisée et eux aussi vénéraient le soleil. Les Aztèques bâtissaient eux aussi d'immenses pyramides et ressemblaient en de nombreux points à la civilisation Inca. Les Aztèques étaient des génies en terme d'astronomie, domaine où ils dépassaient toute autre civilisation de la planète à ce moment là, mais aussi mathématiques, médecine, art, montrant ainsi qu'ils étaient des visionnaires. Tenochtitlan, la capitale, était basée sur un îlot du Lac Texcoco et avec son extension, devient le tout premier marais artificiel de l'histoire, les Aztèques pourraient même être considérés comme les inventeurs du tout premier terre-plein.




Et maintenant, parlons des génocides de ces grandes civilisations par la glorieuse civilisation occidentale, qui, si elle n'avait pas eu la chance de découvrir la poudre à canon, se serait prise une branlée mémorable par les Incas et les Aztèques. Lorsque les européens ont débarqué dans le Nouveau Monde, ils ont immédiatement été stupéfiés par la nudité quasi totale des amérindiens et le fait qu'ils se servaient de l'or non pas comme monnaie d'échange ou comme métal précieux mais comme métal normal, un peu comme les européens se servent du fer (rappelons que les amérindiens n'avaient que l'or comme métal, et ils en avaient à foison). Les européens n'en revenaient pas que des pauvres agriculteurs mangeaient par exemple dans des assiettes en or pur ! Une légende Inca racontant qu'un jour, des Dieux Blancs débarqueraient par la mer pour rendre visite à leurs fidèles, les européens furent accueillis comme des divinités. Ils en profitèrent alors pour exploiter au maximum les amérindiens. Les conquistadors espagnols, dans un premier temps, se contentèrent de faire des descentes dans les villages pour y récupéré l'or (et pour violer 2 ou 3 jeunes filles au passage vous vous en doutez bien) : imaginez que des gens armés vêtus de costumes qui vous semblent bizares et grotesques débarquent chez vous pour piquer votre vaisselle!
Ils furent également choqués par les sacrifices humains qui étaient assez courants lorsqu'ils traversaient des moments de crise. Méthode cruelle, le nombre de sacrifiés atteignaient parfois des nombres impressionnants. Mais il faut se remettre dans un contexte historique précis, savoir que beaucoup de sacrifiés étaient volontaires (question d'honneur) et qu'en période de guerre ou de crise, toutes les civilisations mondiales (surtout les européens) commettent des atrocités à grande échelle.
Puis le fanatisme catholique des conquistadors agit et ils se mirent à convertir de force les braves populations Incas et Aztèques. Une anecdote raconte qu'une fois, Cortèz (chef conquistador) donna une Bible à un grand chef amérindien en lui disant par l'intermédiaire d'un traducteur "ceci est la parole de Dieu" et que le chef amérindien colla la Bible contre son oreille et, n'entendant rien, jeta la Bible par terre (ce qui lui valu d'être fusillé par la suite). La grogne éclata chez les Aztèques et les Incas qui comprirent que les conquistadors n'était pas des dieux, mais des barbares pilleurs et destructeurs. Une guerre éclata et malgré le très grand nombre de soldats Aztèques et Incas, les espagnols qui avaient des armes à feu et des chevaux, l'emportèrent, aidés aussi par les maladies apportés par les européens en Amérique Latine qui décimèrent les populations amérindiennes. Le 13 août 1521, après 75 jours de siège, Cortèz remporte la victoire : l'Empereur Aztèque Cuauhtémoc se rend et est pendu tandis que Tenochtitlan est brûlée et détruite à 100% par les conquistadors. L'Empereur Inca est quant à lui tué par les espagnols en 1533, puis ceux ci pillent Cuzco. Néammoins, la résistance Inca durera plusieurs décennies, leur parfaite connaissance de la jungle amazonienne leur permettant de vivre dans des cités cachés (Macchu Picchu). Au Chili, l'autel au sommet d'un temple pyramidale fut rasée et une Eglise fut construite à la place, pour montrer aux Incas que le Dieu des européens est supérieur aux leurs, preuve du fanatisme religieux espagnol de l'époque.

Il faut savoir que 12 millions d'indigènes ont périt lors des 40 années suivant la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, génocidés par la folie colonisatrice européenne.

Les Incas et les Aztèques n'étaient pas les seuls. Les civilisations amérindiennes étaient plus complexes et diversifiées que ça. Par exemple, la grande civilisation Maya, disparut quelques siècles avant l'arrivée des européens. D'autres peuples comme les Olmèques et les Toltèques sont les ancêtres et modèles des Aztèques, sans parler des peuples des jungles.

Pour ce qui est du génocide, il ne faut bien sûr pas oublier celui des Indiens d'Amérique du Nord par les Espagnols, puis par les Anglais. Un génocide qui dura beaucoup plus longtemps, du moins aussi longtemps que la conquête de l'ouest. Des peuplades nombreuses, variées qui dominaient tout leur territoire, des Inuits de l'extrème nord aux indiens des plaines (apaches, sioux pour les plus connues), des forêts (iroquois) ou des jungles (séminoles).
Depuis l'anéantissement des civilisations sud-américaines, les indiens du nord avaient eu le temps de pouvoir utiliser le cheval et les armes à feu qu'ils avaient pu voler aux blancs. Mais les maladies, le fléau de l'alcool et la famine due aux tueries volontaires des bisons (leur principal gibier) amèneront à leur soumission et feront d'eux des bêtes de foire dans des réserves en plein désert, des guignols dans les spectacles de Buffalo Bill et souffriront d'une image de barbare dans les westerns, symbole de la puissance de conquête de l'homme blanc.

On ne sait pas grand chose sur ces civilisations. Pour celles du Sud, tous leurs écrits furent brulés par l'Eglise catholique et rares sont les sites archéologiques n'ayant pas subi la folie destructrice des espagnols.
Pour les nombreuses civilisations d'Amérique du Nord, il est difficile d'imaginer leur histoire dans la mesure où ils étaient nomades et n'ont laissé aucune preuve concrète ou durable de leurs origines.

Mais leur culture continue à exister grâce à un formidable bouche à oreille et c'est à nous d'essayer d'en tirer quelque chose de leur sagesse et de retenir les erreurs du passé, sur un plan écologique et humain.
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# Posted on Saturday, 19 April 2008 at 2:18 PM

Imagine, imaginez un peu bordel !

Je vous offre une petite chanson à la musique sublime et aux paroles magnifiques, Imagine de John Lennon, véritable cri de ralliement pour les idéalistes souhaitant changer la société. Et oui ce bon vieux John était très engagé :)

Voilà la traduction des paroles pour ceux qui ne sont pas très doués en anglais, comme moi :

Imagine qu'il n'y a aucun Paradis,
C'est facile si tu essaies,
Aucun enfer en dessous de nous,
Au dessus de nous seulement le ciel,
Imagine tous les gens,
Vivant pour aujourd'hui...

Imagine qu'il n'y a aucun pays,
Ce n'est pas dur à faire,
Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,
Aucune religion non plus,
Imagine tous les gens,

Vivant leurs vies dans la paix...

Tu peux dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J'espère qu'un jour tu nous rejoindras,
Et que le monde vivra uni

Imagine aucunes possessions,
Je me demande si tu le peux,
Aucun besoin d'avidité ou de faim,
Une fraternité humaine,
Imagine tous les gens,
Partageant tout le monde...

Tu peux dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J'espère qu'un jour tu nous rejoindras,
Et que le monde vivra uni
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# Posted on Saturday, 19 April 2008 at 1:28 PM